La Limite d'Oppenheimer I est la première toile d'une série à l'effectif indéterminé, série qui prétend pour la première fois à la vendabilité. Ces toiles offrent des couleurs inconnues de leurs grandes soeurs, des couleurs pas trop kitsch, des couleurs qu'on peut trouver dans un salon moyen ! Les toiles de la série se fonderont sur le même motif, avec des variations de couleurs et des fluctuations légères de forme. J'ai déjà commencé la prochaine : plus de relief dans les cheveux, cheveux dorés mais plus clairs, peau sombre.

La limite d'Oppenheimer, vasistas ? Il s'agit de la masse critique d'une étoile, au delà de laquelle son agonie connaîtra son apothéose dans la formation d'un trou noir. (environ trois masses solaires) Oui, il y a un trou noir, au milieu de la personne chevelue. Pourquoi la limite ? Pourquoi pas "le rayonnement de Hawking", par exemple, dès lors qu'il s'agit d'évoquer le trou noir par une métonymie pédantesque ? Parce que j'ai un engouement particulier pour Robert Oppenheimer, bien que je n'aie pas encore lu sa biographie qui traîne depuis six ans dans ma liste d'attente. Le "père de la bombe atomique" , obsédé par le souvenir d'Hiroshima, s'est opposé aux projets de bombe H, s'attirant alors les foudres des politiques. A l'instar de nombreux collègues, spécialistes en physique quantique, il éprouvait un grand intérêt pour les philosophies orientales. Est-il vraiment nécessaire que j'explique davantage les raisons de mon choix ? Je ne crois pas. Puis en plus, j'en ai pas envie.

On passe du coq au démon, et voici Bélial, le charismatique chef d'orchestre du BAAL, le campus-mégalopole qui étend ses tentacules en Inde. Mais vous verrez cela dans la suite du roman. A l'heure qu'il est, vous n'avez même pas encore le début. Les nouveaux portraits, que je ne terminerai probablement jamais comme d'habitude, ressembleront à celui là. J'ai un peu progressé, je crois. Et pas grâce à vous ! Rah, qu'ils sont laids, les derniers portraits ! Et personne n'était fichu de le dire. Alors, cette fois, réparez votre erreur. (je m'adresse aux quelques gens qui connaissaient les dessins avant leur incorporation au recueil, bien sûr) Si quelque chose cloche dans le nouveau portrait de Bélial, je vous invite cordialement à me le dire. Le cas échéant (j'y crois pas), soyez sympa, ne dites pas que c'est laid (sinon je vous maudis), mais plutôt "oh là, ton oeil, il part un peu en sucette, non ?". Mais du coup, ne dites pas exactement ça, parce que cela signifierait "Ouh, que c'est laid !", et je vous maudirais... Enfin, débrouillez-vous, soyez plus intelligent que moi. C'est pas insurmontable...

Ce Bélial risque de subir un ravalement de façade très bientôt, qui concernera son oeil droit. SI vous êtes contre, votez. Si vous êtes pour, votez. Si personne ne vote, comme d'hab, je me débrouille et je me débats seule dans ma fange miasmatique !

J'en profite pour vous informer que la rédaction du prochain chapitre (chapitre 3, le chapitre 2 étant celui du recueil 4 qui n'est pas encore imprimé) sera trèèès longue, parce que ce chapitre sera, Dieu merci, lui-même plus long que le dernier, et surtout parce qu'il exigera pas mal de recherche documentaire. Donc, le "très prochainement" inscrit dans le recueil 4 ne tiendra certainement pas. Pour votre plus grande joie. J'écris un peu tous les jours, mais je lis beaucoup plus que je n'écris.

Quant au Recueil 4, je n'ai pas de nouvelles. J'espère que le bon document a été donné à l'imprimeur, sinon je m'éventre. De toute façon, chaque recueil compromet tellement mon honneur que leur distribution donne toujours lieu à un seppuku symbolique.

Musique :
George Gershwin, Piano concerto in F, Rhapsody in Blue, Cuban overture
Yasunori Mitsuda, Chrono Cross OST
Vivaldi, Le quattro stagioni
Morcheeba, Parts of the process
Led Zeppelin, Album 4
Radiohead, In rainbows
Yuki Kajiura, Fiction

Films :
Hair, Milos Forman
Pondichery, spectacle danse et musique de Raghunath Manet

Lectures qui ont contribué à l'état d'esprit dans lequel j'ai peint cette toile :
Ilium, Dan Simmons
Le Joueur d'échecs, Stefan Zweig