La journée a commencé par une attente de trois heures à Chapitre pour la dédicace du très attendu Malillon. Le coquin s'est en effet fait attendre, mais l'attente dans la librairie Chapitre est une sinécure par rapport à l'enfer qui brûle du côté de Soleil. Mais nous en reparlerons. Souliki est donc arrivé, souriant et poli, mais seul : pas de John cette année. Gwenaëlle a demandé et obtenu une accorte Lady tenant une Fleya sage. Et nous... Et moi... Hahaaaa !


Tout ce monde au fond est venu pour Souillon.


Le voilà ! Les madames de Chapitre étaient très impressionnées par la longue colonne d'admirateurs qu'il a attirée jusqu'à lui...


Une Lady pour Gwen.


Hahaaaaaa ! Un coeur pour ma Lady Spring ! Merci ! â?¥


Héhé ! â?¥


Et une Maliki vampire un peu pompette pour nous.

Première mission accomplie. Ensuite, nous sommes passés à la deuxième mission de la journée : la dédicace de Crisse que je m'étais promis d'avoir l'année dernière. Hé bien il y a des promesses impossibles à tenir. Au bout d'une heure à attendre debout dans une lourde atmosphère bruyante et riche en CO2 et en méthane, à se faire piétiner par des attardés qui voulaient récupérer des ballons idiots, nous avons décidé de sortir respirer un air plus sain dans un café pour éviter que notre stress ne devienne communicatif et ne débouche sur un bain de sang. Passer sa journée à courir après les dédicaces, c'est très pénible, et c'est bête : il y a plein de choses intéressantes à voir. Des expositions, des endroits qui permettent de lire les BD de la sélection officielle, des gens bariolés sur des échasses...



Ouais, à Chapitre il y avait même Philippe Manoeuvre, photographié par Gabriel au péril de sa vie, qui dédicaçait "L'enfer du Rock" et "�tre rock".

Ce qui est intéressant, à Angoulême, c'est aussi de passer chez Panini Comics pour trouver des oeuvres peu mises en avant dans les librairies généralistes (et même dans les spécialistes, d'ailleurs). En l'occurrence, j'ai déniché une perle :

Promethea est une création d'Alan Moore (From Hell, Watchmen) et de J.H. Williams III. Comme on peut légitimement s'y attendre, c'est une merveille de narration en plus d'être une curiosité esthétique. C'est précisément grâce à la couverture du septième tome, ci-dessus, que s'est produit le coup de foudre. Le stand ne pouvait fournir que celui-ci et les tomes 4 et 5, que je viens de dévorer du cerveau et des yeux. Les trois premiers tomes ont été édités par semic de 2000 à 2002, et ne sont plus disponibles. Panini Comics a heureusement repris le filon en 2007, et le septième tome vient tout juste de paraître.
Promethea raconte l'histoire d'une étudiante, Sophie, qui à force de raconter elle-même l'histoire de Promethea a fini par incarner Promethea. Promethea est une guerrière mystique qui doit mener l'humanité vers l'éveil spirituel. Dans les tomes 4 et 5, Sophie parcourt les chemins symboliques et les sphères colorées de l'Arbre de Vie pour accompagner son défunt mentor, Barbara, ancienne incarnation de Promethea, dans la recherche de son mari errant dans l'Immateria.

J'essaierai de trouver une chute à ce billet demain : il est temps que j'aille dormir. Et que je dorme d'un sommeil réparateur si je veux retrouver mes orteils.